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Quentin, l’acharnĂ© du bitume et des sentiers, entre revanche et passion

Aug 25
5 min read
Portrait d'Isidro, membre du Kuristo Running Club Ă  Woluwe Saint Lambert
Quentin, Ă  droite de la photo

Bienvenue dans l’univers de Quentin, un Kuristo pur jus ! Depuis 6 ans, il trace sa route entre les forĂȘts de Woluwe et les tunnels du marathon de Bruxelles, avec une Ă©nergie qui ne faiblit jamais. Que ce soit pour dompter les 42 km d’Eindhoven ou partager des fous rires sous la grĂȘle avec le groupe, Quentin incarne l’esprit du club : la passion, la persĂ©vĂ©rance et la convivialitĂ©. Entre les souvenirs mĂ©morables (comme ce marathon 2025 oĂč ses cuisses ont dit "non, mais on finit !") et les dĂ©fis Ă  venir, dĂ©couvrez le parcours d’un coureur pour qui chaque foulĂ©e compte
 et chaque Ă©cƓurement au jus de betterave aussi 😉.


Depuis combien de temps fais-tu partie du club ?

Cela fait 6 ans, je suis venu en janvier 2020. J’ai pu faire quelques sorties en forĂȘt sympa notamment avec Vincent et LĂ©on, avant la Covid. Ensuite il y a eu une pĂ©riode de trou et en juin 2020 je suis revenu cracher mes poumons et je suis venu depuis presque toujours au moins 1 fois / semaine.


Tu es un pratiquant occasionnel, régulier, acharné ?

RĂ©gulier : cool si je n’ai pas d’objectif, plus acharnĂ© si j’ai un marathon ou un 20 km en tĂȘte 😊.


As-tu toujours été sportif ?

Depuis mes 12 ans oui : j’ai fait du handball, kayak, escalade dans ma jeunesse et maintenant plus vĂ©lo et course Ă  pied.


Comment es-tu arrivé à la course à pied ? et au Kuristo ?

Je crois que c’était dans le magasine TamTam de Woluwe : fin 2018 j’avais dĂ©jĂ  vu une pub du Kuristo dedans. Je m’étais dit que je viendrai participer Ă  une sĂ©ance. Je ne l’ai finalement pas fait et l’annĂ©e d’aprĂšs fin 2019 j’ai revu presque la mĂȘme pub et je me suis rappelĂ© que je voulais y aller, alors aprĂšs ce rappel je suis venu un dimanche.


Ton souvenir de course le plus mémorable ?

Le marathon de Bruxelles 2025, ou j’ai Ă©tĂ© dans le dur vers le 25e kilomĂštre dĂ©jĂ , mais sans lĂącher. Avec les cuisses complĂštement dĂ©truites, boĂźter dans les descentes et montĂ©es des derniers tunnels Ă©taient une souffrance mais j’étais heureux car je savais que j’allais finir. Je m’étais arrĂȘtĂ© au 32e km sur l’ancien parcours vers Tervuren en 2018, j’avais une revanche Ă  prendre.


Et ton pire souvenir ?

J’ai eu pas mal de dĂ©chets, le pire est le 20 km de Bruxelles en septembre 2021. J’étais vraiment dans une bonne pĂ©riode, je visais 1h20-1h22 et je ne me suis pas suffisamment alimentĂ© pendant la course. J’ai dĂ©marrĂ© rapidement, je passe le 10km en 40 minutes et tous les espoirs sont permis. Mais Ă  partir du 12e km je ne me sens pas bien. Je ralentis, des gens me dĂ©passent et la montĂ©e de l’avenue de Tervueren m’a terminĂ©. J’ai eu une grosse baisse de tension, ma tĂȘte ne tenais plus droite seule et je zigzagais. La croix rouge m’a arrĂ©tĂ© 900 mĂštres avant l’arrivĂ©e, Ă  1h19. J’étais Ă  8 de tension, allongĂ© dans l’herbe sans pouvoir ouvrir les yeux. J’ai passĂ© 2h sous la tente avec une perfusion et j’ai pu finir, en 3h21.


Tu préfÚres les courses nature ou les courses urbaines ?

PlutĂŽt nature : mĂȘme si j’ai des objectifs sur route cette annĂ©e, les courses nature sont plus sympas, souvent plus petites, on ne se marche pas dessus.


Qu’est-ce qui te motive Ă  aller courir mĂȘme quand tu n’en as pas envie ?

Le groupe ! Savoir qu’on va prendre la grĂȘle, le froid et la boue Ă  plusieurs c’est mieux pour le moral. Il y a toujours quelqu’un au Kuristo avec qui papoter.


Tu cours plutĂŽt pour la performance ou pour le plaisir ?

PlutĂŽt pour le plaisir, mĂȘme si je me bouge plus les fesses quand j’ai des objectifs.


Musique ou silence pendant tes sorties ?

Seul je cours souvent avec de la musique. Surtout pour les intervalles. Pour les compĂ©titions je ne prends pas de musique, l’adrĂ©naline suffit.


Tes hobby’s en dehors de la course ?

M’occuper de mes deux filles de 2 et 4 ans, ça me prend dĂ©jĂ  beaucoup de temps ! J’aime bien Ă©couter des podcasts aussi surtout d’histoire, philosophie et sciences.


Ton entrainement préféré ?

La fameuse pyramide 1 minute-2-3-4-5-5-4-3-2-1, vĂ©ritable entrainement par dĂ©faut entre 2022 et 2024 😊. On explore plusieurs gammes de vitesse et on sent la fin approcher, rĂ©duire les temps soulage.


La course que tu ne veux pas manquer ?

Je suis rĂ©gulier aux 15 km de Woluwe, foulĂ©es Arts et aux foulĂ©es des flosses. Moins c’est loin, plus c’est bien !


Ton objectif de l’annĂ©e ?

Le marathon d’Eindhoven en moins de 3h. Avec une bonne prĂ©paration, plusieurs Ă©coeurements au jus de betterave, les chaussures carbone, un gel pris religieusement toute les 30 minutes et de l’eau Ă  chaque ravito, ça doit passer. 


Ton rĂȘve ultime ?

Sportivement j’aimerais faire un Ironman un jour. En 15h si il le faut. Sinon j’aime beaucoup parler en public, j’aimerais devenir vraiment trĂšs bon et faire des confĂ©rences de haut niveau dans des domaines technologiques comme intervenant.


Un film/une sĂ©rie qui t’a marquĂ© ?

Il y en a beaucoup, rĂ©cemment j’ai beaucoup aimĂ© Le Mandalorien de Star Wars. Cependant je garde un souvenir incroyable de Shutter Island pour tout les rebondissements. 20 ans aprĂšs l’avoir vu, je ne suis toujours pas sur d’avoir compris le film !


Un livre que tu recommandes ?

J’aime beaucoup Bill Bryson, par exemple Une petite histoire de tout ou presque. Ken Follett est top aussi, en plus on en a pour un moment avec toutes les sagas. 


Ton plat préféré ?

Les lasagnes de ma maman. Plutît liquides, mais c’est toute mon enfance.


Ta boisson préférée ?

Schweppes Tonic. TrĂšs rafraichissant en Ă©tĂ© et ça me donne l’impression de pas ĂȘtre gorgĂ© de sucre, mĂȘme si je viens de vĂ©rifier et c’est pas terrible.


L’endroit de rĂȘve oĂč tu aimerais vivre ?

La bretagne, sur la cÎte, dans un endroit nature protégé, peu construit, avec une petite plage et des falaises. Si possible avec pas trop de vent. La baie de Quiberon dans le Morbihan ou vers Saint Malo.


Quentin, c’est la preuve vivante que le running, c’est bien plus que des chronos ou des dĂ©nivelĂ©s. C’est une histoire de dĂ©passement de soi, de soutien collectif et de plaisir partagĂ©. Que ce soit en Ă©crasant ses objectifs sur route ou en savourant les lasagnes (liquides, mais mythiques) de sa maman, il nous rappelle une chose : au Kuristo, on court d’abord pour le fun, et le reste suit. Alors, prĂȘt·e Ă  rejoindre l’aventure ? Que tu sois plutĂŽt pyramide 1-2-3-4-5 ou marathon en mode survie, il y a toujours une place pour toi parmi les Kuristos.

À tes baskets !Â đŸƒâ€â™‚ïžđŸ’š

 
 
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