Jean-Luc & Bernadette : plus de 30 ans de passion au Kuristo !
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Dernière mise à jour : il y a 21 heures

Depuis combien de temps faites-vous partie du club ?
Jean-Luc : depuis 1994.
Bernadette : depuis 1996.
Quel est votre niveau de pratique : occasionnel, régulier ou intensif ?
Nous pratiquons régulièrement, mais sans enchaîner les sorties deux jours de suite.
Avez-vous toujours été sportif·ve·s ?
JL : Oui, dès le collège, notre professeur de gymnastique, qui était un ancien champion de Belgique de saut en longueur, organisait des entraînements d’athlétisme le mercredi après-midi au stade des 3 Tilleuls à Watermael-Boitsfort. C’est là que j’ai pris goût au sport et à la course à pied.
B : Oui, depuis l’adolescence, pendant laquelle je pratiquais le tennis, l’aérobic et l’athlétisme.
Comment êtes-vous arrivé·e·s à la course à pied ? Et au Kuristo ?
JL : Comme déjà expliqué, la passion pour la course à pied a commencé dès le collège avec la pratique de l’athlétisme. Quelques années plus tard, nous avons inscrit notre première fille au club d’athlétisme du White Star. Quand je l’amenais à ses entraînements au stade Fallon, je voyais un groupe de joggeur·euse·s qui commençaient leur entraînement. C’était le groupe du Kuristo auquel je me suis rapidement affilié.
B : Un an après l’inscription de notre première fille à l’athlétisme, nous y avons inscrit sa sœur. Dès ce moment, j’ai commencé à courir et je me suis aussi affiliée au Kuristo. Ensuite, pendant de nombreuses années, toute la famille s’entraînait en même temps, car les entraînements du White Star et du Kuristo avaient lieu les mêmes jours et aux mêmes créneaux horaires.
Le souvenir de course le plus mémorable ?
JL/B : Octobre 2004. Après 10 ans d’interruption, le marathon fait son retour à Bruxelles. Dans les semaines qui précèdent, une douzaine de Kuristos se préparent à cet événement sur la base d’un plan d’entraînement exigeant. De notre côté, avec les autres Kuristos, nous poursuivons nos entraînements sur une base hebdomadaire de +/- 50 km (y compris les compétitions). Le jour du marathon arrive, il fait beau et frais, et nous sommes levé·e·s tôt. Nous nous regardons et nous nous demandons : serait-ce le jour J pour notre premier marathon ? Oui ou non ? Nous allons chacune et chacun dans un coin de la maison avec un stylo et un bout de papier pour y écrire notre réponse. Nous échangeons les bouts de papier : nous avons toutes et tous répondu oui. Nous préparons rapidement nos sacs et prenons la direction d’une station de métro pour rejoindre le plateau du Heysel, où se donne le départ du marathon (arrivée sur la Grand-Place de Bruxelles), ainsi que celui d’un 10 km (les inscriptions du jour étaient encore possibles). Les Kuristos nous voient arriver et pensent que nous venons pour le 10 km. Mais non, nous sommes là pour le marathon. On nous traite de fou·le·s, d’inconscient·e·s qui vont superbement se planter. Nous sommes serein·e·s, car dans notre esprit, nous prenons le départ sans pression et sans objectif de temps. C’est ainsi que nous allons terminer notre premier marathon sans douleur, en 3 h 50 (JL) et 4 h 38 (B). Ce jour-là, parmi les Kuristos super entraîné·e·s (certain·e·s se reconnaîtront), il y a eu 1 abandon et plusieurs autres, qui visaient un temps entre 3 h 30 et 4 h, ont terminé en plus de 4 h. Morale de cette histoire… ?
Et votre pire souvenir ?
JL : Une chute lors d’un entraînement en forêt de Soignes. Je me suis pris le pied dans une souche, et la paume d’une main a amorti le choc, ce qui a provoqué une belle plaie ouverte. S’en est suivi un passage aux urgences pour nettoyer la plaie et la refermer avec quelques points de suture. Malgré des soins méticuleux, le lendemain, la main a gonflé, ce qui a nécessité la prise d’antibiotiques. Cependant, ceux-ci n’ont pas permis de juguler l’inflammation. Une ligne rouge remontant dans le bras, un retour rapide aux urgences s’imposait. On m’a précisé que mon système immunitaire s’effondrait et qu’une hospitalisation était indispensable pour m’administrer des antibiotiques à forte dose par perfusion. Heureusement, après 48 heures de soins, j’étais sorti d’affaire.
B : Le marathon de Londres en 2007. Jean-Luc avait gagné, lors des Foulées AXA, un bon pour un voyage tout compris pour le marathon de Londres. Nous avions pris une inscription supplémentaire pour me permettre d’y participer aussi. Lors du briefing de course, nous avions demandé si les ravitaillements prévoyaient des boissons et des aliments. La réponse était oui. Après 10 km de course, nous n’avions pas eu de ravitaillement solide. Après avoir interrogé d’autres participant·e·s, nous avons eu la confirmation que nous n’en aurions pas et qu’il fallait nous approvisionner auprès des enfants qui distribuaient des bonbons le long du parcours. C’est ce que nous avons fait. Cela a suffi à Jean-Luc, mais pas dans mon cas. De ce fait, les 5 derniers kilomètres ont été pénibles, car je commençais à zigzaguer. Passée la ligne d’arrivée, j’ai été prise en charge par la Croix-Rouge anglaise, qui a veillé à me réalimenter. Une demi-heure plus tard, j’avais retrouvé la forme.
Vous préférez les courses nature ou les courses urbaines ?
JL : J’apprécie ces deux types de course. Cependant, dans les courses nature, j’apprécie peu les sols accidentés.
B : Les courses nature.
Quels sont vos hobbys en dehors de la course ?
JL : Le jardinage, mais de préférence sous le soleil.
B : La pâtisserie (les anciens et les anciennes se souviendront du fameux bodding servant de ravitaillement après le premier relais à la course des relais givrés), le jardinage, le tricot et les sudokus.
Votre entraînement préféré ?
JL/B : Aucun en particulier.
La course que vous ne voulez pas manquer ?
JL/B : Les Crêtes de la Hulpe, pour son magnifique parcours en forêt de Soignes et son passage dans le parc Solvay, mais surtout pour la fête de famille d’après-course, qui se déroule chez un neveu habitant juste à côté de la ligne d’arrivée.
Votre objectif de l’année ?
JL et B : Prendre le départ d’une trentaine de courses et de triathlons dans l’année et les terminer (sans blessures).
Votre rêve ultime ?
JL/B : Déjà réalisé en 2007. C’était de courir le marathon de New York.
Un film/une série qui vous a marqué·e·s ?
JL/B : Nous sommes amateur·rice·s de séries policières, en particulier la série Meurtres à…, qui permet de découvrir de multiples villes et paysages de France.
Un livre à recommander ?
JL : La grande course de Flanagan. C’est un livre que m’avait prêté mon ami René (Nicolay), qui retrace une course à pied transaméricaine fictive de 5 063 km en 1931, lors de la Grande Dépression.
B : Pas un livre en particulier, mais des livres écrits par mes auteurs et autrices préféré·e·s : Ch. Signol, V. Grimaldi, PH. Besson.
Votre plat préféré ?
JL : Un plat « souvenir d’enfance » : les boulettes sauce tomate, bien sûr, avec des frites.
B : La lotte aux petits légumes.
Votre boisson préférée ?
JL : Sans hésitation, le vin, et en particulier le rosé de Provence servi bien frais.
B : Le champagne, pour les jours de fête.
L’endroit de rêve où vous aimeriez vivre ?
JL : En Provence, mais c’est un rêve que nous vivons 6 mois par an (je m’y verrais bien 12 mois par an).
B : Idem que J-L, mais de mon côté, j’aime cette alternance de 6 mois en Provence et 6 mois en Belgique.



