Marathon de Bruxelles : le récit inspirant de Sacha, entre défis, mur du 30ᵉ km et émotion pure
- Valentin Verger
- 11 déc. 2025
- 3 min de lecture

Tu as donc couru le marathon de Bruxelles, c’est ton premier marathon ?
Oui, c’était mon premier marathon.
Quand l’idée de faire un marathon a-t-elle germé ?
À la suite de quelques semi-marathons effectués, je me suis dit : pourquoi pas un marathon ? Et puis, je voulais débuter cela par ma ville natale, Bruxelles. Quoi de mieux pour une première expérience sur un marathon que dans une ville que je connais comme ma poche, même si les nombreux dénivelés ne m’ont pas facilité la tâche.
Comment l’as-tu préparé ? As-tu suivi un planning ? Si oui, sur combien de semaines ? Un coach t’a-t-il suivi ?
Je l’ai préparé aux entraînements du Kuristo, mais aussi en dehors avec des sorties longues les dimanches. 3 à 4 entraînements par semaine.
Tu as pu faire la préparation complète ? Comment tu as trouvé cette prépa ?
C’était une bonne préparation avec une bonne base pour un premier marathon, mais le plus embêtant, je dirais, c’est qu’on ne s’entraîne jamais sur la distance qu’on va parcourir. Et donc on ne sait absolument pas ce qu’il va se passer dans notre corps, nos ressources pour une première fois. C’est le plus grand point d’interrogation que j’avais. Même si j’ai réalisé quelques entraînements de 30km où je me sentais bien.
Comment as-tu géré la dernière semaine ? Tu as ressenti du stress ?
Un petit stress bien sûr, au plus l’échéance se rapprochait. De longues inspirations et les entraînements ont aidé à la diminution de ce stress.
Comment était la dernière nuit ?
Une nuit de repos mais avec une idée en tête… la hâte d’entamer ce marathon.
Avais-tu un objectif chronométrique ?
Oui, je visais 3h15-3h30. Je n’y suis pas arrivé, j’ai fini en 3h57. Mais, ce n’est que partie remise.
As-tu adapté ton alimentation la dernière semaine ? la veille ? le matin avant la course ?
Non, j’ai gardé la même alimentation avec une bonne hydratation, des aliments variés (fruits, légumes).
Avais-tu un plan de course en te présentant au départ ?
Pas du tout, j’ai couru à l’instinct et en fonction de mon état de forme.
Comment se sont passés les 10 premiers km ?
Plutôt bien, des bonnes sensations et un rythme stable qui s’est élevé au fur et à mesure. Je dirais peut-être un peu trop avec un excès de confiance, ce qui a fait que j’ai bel et bien senti le mur des 30 km.
Comment te sentais-tu à la mi-course ?
Bien, pas de jambes lourdes, un bon rythme d’environ 4:40/km 4:50/km donc je me sentais bien.
Comment as-tu géré l’alimentation et l’hydratation pendant la course ?
De mon point de vue, je pense que je n’ai pas bien géré, car pendant plusieurs kilomètres, je me suis vidé et je n’ai repris que quand je sentais que j’avais de plus en plus de mal (donc vers la fin).
Le mur du 30e km, mythe ou réalité pour toi ?
Pour ce premier, j’opterais pour une réalité car, peu après les 30km, je sentais que mon allure n’était plus pareille que le km précédent. Je commençais à sentir de la raideur dans les jambes ainsi que la fatigue musculaire
Comment se sont passés les 10 derniers km ? Euphorie ou calvaire ?
Je dirais que ce fut un savant mélange à la fois d’euphorie et de calvaire, car ça montait de plus en plus et la pluie et le vent se sont invités à la fête, ce qui n’a en rien facilité la chose, mais le mental d’acier a pris le dessus et tout satellite externe à l’objectif fixé s’est effacé.
Et en franchissant l’arrivée, quelles étaient les émotions ?
Je n’ai pas senti directement les émotions, car j’avais simplement la tête vide. Il fallait que je me réhydrate, que je mange pour pouvoir ressentir les émotions. Ensuite, ce fut la joie d’avoir bouclé ce 1ᵉʳ marathon qui l’a emporté, le fait de réaliser ce que je venais de faire. Les émotions procurées étaient tout simplement inimaginables avant d’avoir réussi à courir ce marathon.
Donc, je suis content et heureux de cette première expérience dont je me souviendrai toute ma vie.
Envie d’en refaire un ?
Bien sûr ! Même plus qu’un.
Malgré le fait que ça puise énormément dans les ressources du corps, c’est une expérience unique qui me donne envie de réitérer l’expérience et, j’espère bien, avec un meilleur chrono en me surpassant à chaque fois (du moins si je le peux). Mais dans tous les cas, ça ne sera pas le dernier.





